Voilà un sujet sur lequel je n’ai pas eu beaucoup l’occasion de lire ( J’avais lu en 2017 « Une maison dans le ciel » d’Amanda Lindhout) , que celui abordé par mon co-équipier @benjibousquet , dans son roman au très joli titre « Les étoiles fuyantes ».
A travers l’histoire de 4 journalistes français qui ont été faits otages pendant près d’un an par la milice de Boko Haram au Nigéria, Benjamin nous offre 4 portraits bouleversants, tout en nous donnant à connaître une facette méconnue du métier qu’il exerce lui-même.
4 hommes très différents qui vont devoir unir leurs forces et leurs faiblesses, leurs traits de caractère complémentaires et leurs expériences pour sortir vivants de cette détention qui viendra définitivement modifier leur destinée.
Aucun ne vivra cet enfermement et cette mise à mal de la même manière.
Il y aura évidemment un avant et un après Nigéria.
Le livre s’ouvre sur le retour des otages en France, sur le tarmac ou flashs et familles sont venus les accueillir après des mois de lutte et de soutien.
J’ai beaucoup aimé les alternances de temporalité qui viennent rythmer l’histoire : retour en arrière sur les journées de détention où la mort plane en permanence sur leur tête et retour vers le futur pour savoir comment Valentin, Max, Etienne et Jonathan vont vivre l’après l’indicible.
Sauront-ils en parler, passer à autre chose ?
Leurs proches les comprendront-ils ?
Qu’est-ce que ces innombrables journées passées affamés, assoiffés, rués de coup, dans l’incertitude dévorante auront transformé chez eux ?
C’est très bien écrit, on sent toute l’expérience et la passion de Benjamin pour son métier de journaliste et j’ai trouvé vraiment passionnant de découvrir la face cachée de l’iceberg : après les hommages solennels, les plateaux télés, les mises en lumière, la promotion au statut de héros, comment des otages vivent-ils vraiment le retour à la vie normale ?
Y parviennent-ils un jour ?
C’est un roman choral empli d’humanité et de lumière malgré la folie et la noirceur, une très belle découverte !