Entre le mélange d’excitation et d’angoisse à l’approche de la sortie de « Saudade », impossible pour moi de me plonger dans une nouvelle lecture.
J’ai commencé et abandonné plusieurs livres sans jamais parvenir à me plonger dedans.
Il me fallait trouver quelque chose de doux, qui m’apaise, me fasse sourire.
Je me suis alors souvenu des livres que j’avais piochés sur la table des coups de cœur de @carovallat . Et quelle bonne idée que celle d’en retirer « 𝑳𝒂 𝒃𝒍𝒂𝒏𝒄𝒉𝒆𝒖𝒓 𝒒𝒖’𝒐𝒏 𝒄𝒓𝒐𝒚𝒂𝒊𝒕 𝒆𝒕𝒆𝒓𝒏𝒆𝒍𝒍𝒆 » de @virginie_carton .
C’était exactement ce qu’il me fallait.
Deux personnages profondément attachants : Mathilde et Lucien.
L’un voue un culte absolu à Jean-Louis Trintignant, l’autre se rêve Romy Schneider.
Ils partagent les fêlures et les vestiges de l’enfance qui ont fait d’eux des adultes un peu à part, un peu en retrait, pudiques, grands sentimentaux, rêveurs.
Ils habitent le même immeuble mais ne le savent pas.
Ils se sentent différents, on le leur fait parfois sentir…
Arriveront-ils un jour à trouver leur place, à aimer et à être aimés ?
Il ne se passe pas grand-chose dans le roman et c’est pourtant toute la vie de ces deux êtres cabossés qui défile, qui nous donne envie de les prendre dans nos bras.
Parce qu’on a envie qu’ils la trouvent, cette place, on prie pour qu’il se trouvent, que la baguette magique des contes de fées leur jette un sort.
C’est d’une tendresse exquise, c’est bourré d’humour intelligent, sensible.
Les références musicales et littéraires sont délicieuses et viennent ponctuer le roman de souvenirs qui nous appartiennent aussi.
Ce livre, c’est un peu un mélangé de sucré-salé, une petite gourmandise, une parenthèse empreinte de délicatesse.
Des chapitres comme des scènes de film à la Lelouch, des passages en noir et blanc, puis soudain, le retour à la couleur.
Un petit bonheur.